INFOLETTRE 01-2026 ACTIVITE D’OCTOBRE 2025 | Transparence, priorités publiques, égalité territoriale Ce que révèlent les choix départementaux |
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Comme chaque mois, je vous partage ici un peu des coulisses de mon mandat, des actions menées au Conseil départemental et des rencontres qui nourrissent mon engagement. 📧Au sommaire de cette infolettre : ✊ Édito — La transparence n’est pas un luxe, c’est une obligation Ce que révèle la situation du collège Jean-Moulin à Poitiers : information, sécurité, dialogue démocratique. 💸 Le piège du mécénat Pourquoi le mécénat progresse dans les politiques publiques… et ce que cela pose comme problème politique. 🏛️ Commission permanente du 17 octobre 2025 : des alertes ignorées, des priorités assumées Mécénat, amiante, crédits sociaux, dépenses opaques : retour sur une séance révélatrice. 🤝 Sur le terrain en octobre Retour sur les rencontres, alertes, débats et engagements qui ont rythmé le mois d’octobre. |
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La transparence n’est pas un luxe, c’est une obligation | Transparence, respect et égalité : ce que révèle la situation du collège Jean-Moulin |
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Dans une période où la confiance dans les institutions vacille, où l’exigence de transparence n’a jamais été aussi forte, chaque décision publique devrait être claire, assumée et expliquée. Et pourtant, même à l’échelle locale, cette transparence fait encore défaut. Alors une question s’impose : comment garantir la sécurité, la confiance et le service public lorsque l’information elle-même devient incertaine ? |
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Un collège solide, des équipes engagées, des agents au rendez-vous |
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C’est dans cet esprit que je souhaite revenir sur la situation du collège Jean-Moulin, à Poitiers. Un collège que je connais bien, puisque j’y siège au conseil d’administration depuis le début de mon mandat. Un collège solide, bien tenu, porté par des équipes éducatives investies, des personnels attentifs, et des agents du Département qui font leur travail avec sérieux, dans le cadre fixé par les élu·es. Le problème ne vient donc ni des équipes, ni des agents, ni du collège lui-même. Il vient de la manière dont les élu·es de la majorité départementale gèrent l’information, répondent aux questions et définissent leurs priorités.
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La confiance ne se décrète pas, elle se construit par la clarté |
Des réponses imprécises et une réunion manifestement mal préparéeLors du premier conseil d’administration de l’année scolaire 2025-2026, de nombreuses questions légitimes ont été posées par les représentant·es du personnel et des parents d’élèves : sur les travaux en cours, les délais, la sécurité et l’état de certaines salles, notamment. |
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Le piège du mécénat
Quand la solidarité devient un marché et que la démocratie recule
Mécénat : de qui parle-t-on vraiment ? Quand je me suis engagée en politique, j’ai très rapidement été confrontée à la question du mécénat. À Poitiers, où le Parti communiste comptait plusieurs élu·es municipaux·ales, certaines actions — comme l’opération Vacances pour toutes et tous — étaient en partie financées par des mécènes.
Ces choix ont suscité de longs débats. D’un côté, le mécénat apparaissait comme une source de financement permettant à des enfants et des familles de partir en vacances. De l’autre, il posait un problème politique clair : celui d’offrir aux entreprises une image valorisante à moindre coût, bien plus avantageuse qu’une publicité classique. En échangeant avec des élu·es communistes d’autres communes, une même réponse revenait souvent : « on ne peut plus financer certaines actions sans mécénat ».
Et force est de constater que, dans le département, le mécénat prend une place de plus en plus importante, notamment avec l’opération Notes en scène associant le Département et le Crédit Agricole au profit des écoles de musique, ou plus récemment avec l’opérationCitoyVienne, portée par la Fondation territoriale de la Vienne, le Département et le Crédit Agricole.
C’est dans ce contexte qu’une délibération sur le mécénat nous a été soumise en commission permanente, en octobre. Elle a été pour moi le point de départ d’une réflexion plus large. |
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Commission permanente du du 17 octobre 2025
Des alertes ignorées, des priorités assumées |
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La commission permanente d’octobre a été un moment particulièrement dense et révélateur des choix politiques de la majorité départementale.
J’y ai pris la parole sur des sujets très concrets : la situation du restaurant chantier d’insertion de L’Éveil et la question de l’amiante au collège Jean-Moulin (voir édito).
J’ai également rappelé que le Département rabote les crédits sociaux, tout en continuant à maintenir des subventions pour des structures ou des activités qui ne relèvent pas de ses compétences (aéroport, relations internationales, etc.).
Cette commission a aussi été marquée par un manque de transparence préoccupant. Ainsi, une délibération visant à prendre en charge les frais de déplacement de jeunes de la Vienne participant à un échange culturel, Le Réveil acadien, a été soumise au vote sans que les montants ne soient indiqués. Cette situation est d’ailleurs fréquente lorsqu’il s’agit de financer des déplacements à l’international d’élu·es : les coûts pour la collectivité ne sont pas précisés. Voter « à l’aveugle » n’est pas acceptable, surtout lorsqu’il s’agit d’argent public.
Et bien sûr, le groupe a voté contre l’opération de mécénat dont il est question dans la rubrique « Le piège du mécénat » ci-dessus. |
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La droite départementale sait dire non aux plus fragiles, mais peine à dire combien elle dépense ailleurs. |
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Le compte rendu complet de la séance est disponible
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Mon activité d’élue en octobre 2025 |
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Octobre m’a menée du terrain aux commissions, des hommages aux débats budgétaires. Un mois au cours duquel se confirme une conviction forte : il faut défendre sans relâche la transparence, la justice sociale et les services publics. |
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Institutions et services publics : des alertes à prendre au sérieux
Au conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) de la Vienne, le 2 octobre, j’ai voté contre deux délibérations : – le cadeau de Noël pour les enfants des agents, dont les montants sont particulièrement bas et limités aux enfants jusqu’à 12 ans ; – la contrinution du SDIS à la mutuelle santé, réduite au strict minimum.
J’ai bien sûr expliqué mes votes. Un calcul rapide montre que ma proposition — augmenter le montant de la prestation et en faire bénéficier les enfants jusqu’à 16 ans — représentait 0,027 % du budget du SDIS. Une dépense parfaitement soutenable, qui aurait constitué un geste, certes symbolique, mais concret de reconnaissance envers des agent·es fortement mobilisé·es tout au long de l’année. Cette proposition a pourtant été rejetée. Par principe, j’ai refusé de voter une délibération aussi parcimonieuse à l’égard des agent·es. Concernant la mutuelle, j’ai voté contre, car la contribution du SDIS est réduite au strict minimum légal, soit 15 € par mois, laissant l’essentiel du coût de la cotisation à la charge des personnels.
De nouveaux véhicules récemment acquis par le SDIS de la Vienne ont été exposés. Et puis, le bilan du Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) présenté en clôture de réunion est particulièrement alarmant : certaines communes se situent à plus de 23 minutes d’intervention, ce qui constitue un signal très inquiétant pour la sécurité des habitantes et habitants de la Vienne.
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En commission Agriculture et Ruralité, le 9 octobre, j’ai interrogé le Département sur l’avancement du PTGE (projet territorial de gestion de l’eau), contre lequel nous avions voté en 2023, estimant alors que le Département n’était pas compétent pour porter un tel projet. La réponse apportée s’est limitée à des éléments de calendrier, sans aucune information sur la nature des échanges en cours ni sur les positions défendues. Cette manière de répondre illustre une opacité persistante sur un enjeu pourtant central pour l’avenir de l’eau dans notre territoire. Dans ce contexte de silence institutionnel, ce sont les collectifs citoyens qui prennent le relais pour informer. Le 29 octobre, le collectif Bassines non merci (BNM) a ainsi organisé une conférence de presse intitulée « HMUC Clain : une lecture critique de l’étude d’impact socio-économique ». Cette initiative visait à porter dans le débat public, par la presse, des éléments d’analyse sur le partage de l’eau, là où les institutions peinent à jouer pleinement leur rôle d’information des citoyen·nes.
Et enfin, j’ai siégé à la Commission permanente, le 17 octobre, objet d’une rubrique plus haut. |
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| | | | Secours en milieux périlleux |
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| | | Véhicule de liaison tout terrain |
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Solidarités et protection sociale : rappeler l’essentiel
J’ai participé, le 3 octobre, partiellement, à l’assemblée générale du Secours populaire de la Vienne, pour saluer un travail essentiel, profondément ancré dans notre département. En 2025, le Secours populaire a fêté ses 80 ans.
Lors d’une conférence de presse du Département sur les accueillants familiaux, le 8 octobre, j’ai découvert une réalité souvent passée sous silence : ces dispositifs reposent largement sur les familles et les accueillant·es eux-mêmes, sans financement réel du Département.
Le 16 octobre, l’inauguration de la Maison Ambroise Croizat, portée par le CCAS de Poitiers, sur proposition de la CGT des territoriaux de Poitiers et l’institut d’histoire sociale CGT de la Vienne, a été l’occasion de se rappeler ce que signifie une Sécurité sociale pensée comme un droit. J’ai ainsi pu faire la connaissance du petit-fils d’Ambroise Croizat, Pierre-Caillaud Croizat, présent pour cet événement particulièrement émouvant. Une conférence sur les 80 ans de la sécurité sociale a suivi, avec la participation de Garance Grosseau‑Poussard, directrice du centre de santé associatif des Trois-Cités à Poitiers, de Pierre Caillaud- Croizat, de Patrick Amand, syndicaliste et membre de l’IHS et d’Emmanuel Defouloy, biographe d’Ambroise Croizat. |
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| | AG du Secours populaire de la Vienne |
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| | | | Avec Pierre Caillaud-Croizat |
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| | | Conférence de l’IHS sur les 80 ans de la sécurité sociale |
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Culture, écologie et mémoire
J’ai participé à la cérémonie “Notes en scène”, le 10 octobre, qui a permis la remise d’instruments de musique aux écoles. Le financement repose à 50 % sur les écoles, 25 % sur le Département et 25 % sur le Crédit Agricole via mécénat. C’est un exemple très concret de la place croissante prise par le mécénat dans les politiques culturelles (voir rubrique sur le mécénat). Cette soirée était animée avec brio par la compagnie Brasse-Bouillon.
À Saint-Benoît, le 11 octobre, j’ai assisté à l’inauguration de l’exposition Arc’Image, en présence du photographe Reza.
J’ai vu au cinéma le film Le Vivant qui se défend, un documentaire sur la défense de l’environnement que je recommande vivement.
Le 19 octobre, je me suis rendue, avec une camarade et des jeunes du mouvement des jeunes communistes de France, à Châteaubriant pour la commémoration des résistants fusillés en 1941, pratiquement tous communistes et/ou CGTistes. Un moment très émouvant, en présence notamment du député communiste Stéphane Peu, pour rappeler que la mémoire est aussi un combat politique.
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| | | | Inauguration de l’exposition Arc’Image |
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| | | Jean-PierreTimbaud, Maximilien Bastard, Eugène Kérivel |
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| | | Avec Stéphane Peu, député communiste et Cecillia Flusin, militante |
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Temps militants : comprendre, débattre, transmettre
Le 2 octobre, j’ai manifesté à Poitiers aux côtés de Ludovic Devergne, conseiller départemental, contre le projet de budget 2026 du gouvernement. Dans la rue, nous étions nombreux·ses à exiger également l’abrogation de la réforme des retraites de 2023, une véritable justice fiscale et des moyens pour les services publics. Face à un budget d’austérité qui fait payer la crise aux travailleur·ses pendant qu’il épargne les plus riches, la mobilisation reste indispensable. Une courte vidéo de cette journée est à découvrir et à visionner jusqu’à la fin.
Le 15 octobre, j’ai participé à un séminaire en ligne animé par le sénateur Fabien Gay, consacré à son rapport sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année aux entreprises, adopté à l’unanimité par la commission d’enquête du Sénat. Ce travail met en lumière un angle mort majeur du débat public : l’absence de contrôle réel et de conditionnalité de ces aides, alors même que l’on exige toujours plus d’efforts des services publics et des politiques sociales. Un apport précieux pour nourrir la réflexion militante et les combats à venir.
Et le 18 octobre, j’ai participé à la Fête de la fraternité, organisée par la section PCF du Châtelleraudais, au cours de laquelle je suis intervenue dans une table ronde consacrée à la Sécurité sociale, aux côtés de Frédéric Rauch, économiste au PCF, et Simon Arambourou, du collectif Nos services publics. L’après-midi s’est poursuivie par une carte blanche donnée à Anthony Caillé, policier, secrétaire général de la CGT intérieur Police, proposant un regard engagé et nuancé sur les questions de sécurité et de police républicaine. Il en parle comme d’un droit, d’un service public, au service de la population. Dans son livre, Que peut la police ? (Editions de l’Atelier), il aborde ce sujet central dont tous·tes les candidat·es aux élections municipales se saisissent. Ils et elles promettent, pour la plupart, d’armer la police municipale et d’installer des caméras de surveillance partout. Ce n’est pas ma position. La fête de la fraternité était un moment riche d’échanges et de partage, conclu par un banquet et des chants de la Commune de Paris, interprété par le groupe Luxe Communal Duo, rappelant que la fraternité est aussi une construction politique et militante.
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| | Avec Ludovic Devergne, manifestation du 2 octobre |
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| | | Une du 9 juillet du journal l’Humanité |
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| | | | Le groupe Luxe Communal Duo |
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Se former pour exercer pleinement son mandat
Deux journées de formation ont ponctué le mois d’octobre, afin de renforcer mes compétences et d’exercer mon mandat avec rigueur et exigence. Se former n’est pas un luxe : c’est une condition pour exercer pleinement ses responsabilités d’élue, en particulier lorsque l’on siège dans l’opposition.
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Je vous remercie pour votre lecture attentive. Cette infolettre est arrivée tardivement, mais je n’ai pas souhaité l’annuler car elle traite de sujets qui sont toujours d’actualité. Si vous avez aimé cette infolettre, n’hésitez pas à me le faire savoir, cela m’encouragera. Merci de votre patience.
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| | Conseillère départementale de la Vienne Hôtel du Département Place Aristide Briand 86000 Poitiers |
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